On peut ne pas aimer Khamzat Chimaev. On peut lui reprocher de se battre une fois par an. Mais une chose est difficile à contester : l’homme sait exactement ce qu’il fait de sa carrière. Dans une récente interview accordée à Beyond the Win, le champion UFC des poids moyens a répondu sans détour aux critiques qui lui reprochent son inactivité.
« Je m’en fous. Ces gens parlent et ne font rien. Moi je gagne des millions. Je gagne plus d’argent en dehors de l’UFC… partout où je vais, les gens veulent sponsoriser, ils veulent faire des affaires avec moi. »
Brutal. Direct. Et surtout, chiffré.
Khamzat Chimaev says he doesn't care about people calling him an inactive champion 😬
"I don't care. I make millions. These people are just talking and doing nothing.
I make more money out of the UFC… wherever I go, people want to sponsor, they want to do different things… pic.twitter.com/GPrBooWKPx
— Championship Rounds (@ChampRDS) April 6, 2026
Les chiffres qui donnent raison à Chimaev
Depuis ses débuts UFC en 2020, les revenus de combat de Khamzat Chimaev sont estimés à plus de 5 millions de dollars, hors sponsoring. Une progression fulgurante pour un homme qui empochait 73 500 dollars à son premier combat.
L’évolution de ses cachets raconte à elle seule l’histoire de son ascension :
| Combat | Adversaire | Cachet estimé |
|---|---|---|
| UFC debut (2020) | John Phillips | 73 500 $ |
| UFC 273 (2022) | Gilbert Burns | 205 500 $ |
| UFC 279 (2022) | Kevin Holland | 1 006 000 $ |
| UFC 294 (2023) | Kamaru Usman | 2 350 000 $ |
| UFC 308 (2024) | Robert Whittaker | 1 270 000 $ |
| UFC 319 (2025) | Dricus du Plessis | 2 600 000 $ |
Son cachet pour le combat contre Dricus du Plessis à l’UFC 319, où il a décroché la ceinture, est estimé à environ 2,6 millions de dollars selon les données de BetMGM.
Hors de l’octogone, l’empire se construit
Ce qui rend la déclaration de Chimaev crédible, c’est précisément ce qu’il fait entre deux combats. Il est sponsorisé par Smilodox (vêtements de sport), Superz Budapest (parfums), YOFLEET (location de voitures), Pain Pen (gestion de la douleur) et Dragon Energy (boissons énergétiques). Un portefeuille de partenariats qui couvre à la fois le sport, le lifestyle et le bien-être, exactement les secteurs où son image de guerrier indestructible résonne.
Il a également investi dans Blockasset, une plateforme blockchain dédiée au sport, et signé un contrat de 10 ans avec Royaltiz, permettant à ses fans d’investir directement dans sa carrière. Des mouvements financiers qui dépassent largement le cadre d’un simple combattant.
Il a aussi révélé avoir dépensé entre 600 000 et 700 000 dollars pour construire une salle de lutte dans son village en Tchétchénie. Pas exactement le profil d’un champion qui dilapide ses gains.
La valeur du champion dépasse le palmarès
Chimaev est passé d’un emploi dans une usine de volaille en Suède à celui d’une des plus grandes stars internationales de l’UFC. Il représente les Émirats arabes unis, porte un passeport émirati depuis début 2025, dispose d’une fanbase mondiale qui transcende les frontières du MMA. Sa valeur marchande ne réside plus uniquement dans ses performances en cage, c’est sa visibilité globale qui se monnaie directement en dehors.
Son patrimoine net est estimé à environ 4 à 7 millions de dollars en 2026 et la trajectoire ne s’arrête pas là.
Les critiques peuvent continuer à parler. Pendant ce temps, Khamzat Chimaev encaisse. Et d’après les chiffres, il le fait très bien.






