La controverse est loin de s’essouffler après l’issue explosive de l’UFC Freedom 250. Si Ciryl Gane est reparti avec la ceinture intérimaire des poids lourds autour de la taille, le clan d’Alex Pereira refuse toujours d’accepter le verdict sans réserve. Le Brésilien dénonce plusieurs coups qu’il juge illégaux à l’arrière du crâne et critique ouvertement l’attitude de l’arbitre Herb Dean, accusé de ne pas être intervenu au moment opportun.
Alors que les débats enflamment la communauté MMA depuis plusieurs jours, le président de l’UFC, Dana White, a finalement pris la parole lors d’une conférence de presse organisée à Las Vegas afin de clarifier sa position et répondre aux accusations entourant ce combat très controversé.
Le constat de Dana White : entre chaos de la cage et arbitrage passif
Loin de balayer d’un revers de la main les plaintes de « Poatan », Dana White a joué la carte de la franchise. S’il concède que le combattant brésilien a effectivement subi des frappes non réglementaires, il refuse d’y voir une intention délibérée de tricher, l’attribuant plutôt à l’intensité dramatique des phases de sol.
« Si vous regardez le combat, il est impossible de nier que Pereira a reçu plusieurs coups derrière la tête. Mais quand tout se passe dans le feu de l’action, que les combattants tournent au sol et tentent de se sortir d’une situation dangereuse, les fautes arrivent parfois. Peut-être que Dean aurait dû dire : « Hé, fais attention aux coups derrière la tête », ou donner un avertissement. »
« Poatan n’est pas un adepte des excuses »
Pour le président de l’organisation, la frustration d’Alex Pereira est légitime et ne doit pas être confondue avec une mauvaise foi post-défaite. Dana White a tenu à rappeler la noblesse et le tempérament du champion brésilien, un homme qui assume d’ordinaire ses revers sans broncher.
« Laissez-moi vous dire une chose : Alex Pereira n’est pas un pleurnicheur. Alex Pereira ne se plaint pas et ne cherche pas d’excuses après ses défaites. C’est pourquoi j’ai tendance à le croire quand il s’exprime ainsi. Il est sincèrement convaincu que c’est la vérité.
Pas d’appel officiel : Pereira choisit de regarder vers l’avant
Malgré ce sentiment profond d’injustice et la validation partielle de ses propos par Dana White, le guerrier brésilien reste fidèle à sa ligne de conduite. Selon les dernières informations de sources sûres, Alex Pereira et son équipe ont pris la décision finale de ne pas faire appel du résultat du combat auprès de la commission athlétique.
Pas de bataille administrative ou de procédure stérile pour le Brésilien : « Poatan » préfère digérer ce revers dans la cage, accepter le verdict officiel et se focaliser immédiatement sur son prochain défi chez les lourds. Une décision pleine de classe qui valide les propos de son patron : Pereira n’est définitivement pas un pleurnicheur.






