Peut-on décrocher plus de dix millions de dollars à l’UFC sans jamais s’être approché d’un combat pour la ceinture ? Oui, affirme Dana White. Le patron de l’organisation l’a révélé en conférence de presse à l’issue d’un récent épisode du Dana White’s Contender Series (DWCS), disputé à Las Vegas, avant de préciser :
« Je vous l’avais déjà dit la semaine dernière : sur les dix dernières années, nous avons versé 225 millions de dollars aux participants de cette émission. L’un de ces gars, qui n’a jamais combattu pour un titre, a gagné plus de onze millions de dollars au sein de l’organisation. Alors restez actifs et prêts à saisir la moindre opportunité, parce que vous n’avez pas beaucoup de temps pour gagner de l’argent. Et ça vaut pour n’importe quel sport. L’activité, ça paie, et j’adore ça. »
Dana White says there's a fighter who made it to the UFC from the Contender Series that's never fought for a title and has made over $11 million in their career 👀
"One of the guys that never fought for a world title has made over $11 million. Staying active is the move, I love… pic.twitter.com/yK2RqXMV5r
— Championship Rounds (@ChampRDS) August 26, 2026
Un chiffre qui a immédiatement lancé une chasse à l’identité
Sans dévoiler de nom, White avait immédiatement lancé une véritable enquête sur les réseaux sociaux, la plupart des observateurs pointant du doigt Kevin Holland. Entré à l’UFC en 2018 après une victoire par décision lors du DWCS 9, le combattant des poids welters a d’abord démenti être concerné, avant de finalement confirmer l’information dans une vidéo publiée sur Facebook, avec sa franchise habituelle :
« C’est bien l’homme aux 11 millions de dollars, et je suis là pour vous dire une chose : j’ai peut-être gagné 11 millions de dollars, mais entre quatre enfants, les impôts et trois divorces, tout est parti en fumée. »
Une confirmation savoureuse qui remet en perspective l’ampleur réelle de ce chiffre : gagner beaucoup ne signifie pas forcément garder beaucoup.
Une carrière bâtie sur la régularité
Depuis son passage par le Contender Series, Holland a disputé 29 combats à l’UFC pour un bilan de 16 victoires, 12 défaites et un no-contest, soit une moyenne d’environ 379 000 dollars par combat. Son palmarès est également marqué par dix bonus de Performance of the Night, deux main events disputés à la tête d’affiche, ainsi qu’un épisode resté célèbre : son remplacement à quelques heures de préavis face à Khamzat Chimaev à l’UFC 279 en 2022, une prise de risque qui lui aurait valu, selon ses propres mots, un renouvellement de contrat particulièrement avantageux.
Le contexte : un système qui récompense la régularité
Cette révélation s’inscrit dans un message plus large que White martèle depuis plusieurs semaines : au-delà des combats pour le titre, c’est bien la régularité et la disponibilité qui permettent de bâtir une carrière lucrative à l’UFC. Pour rappel, les contrats initiaux du Contender Series s’élèvent généralement à 12 000 dollars de bourse plus 12 000 dollars de prime à la victoire, un point de départ bien modeste comparé aux huit chiffres finalement atteints par Holland après neuf ans de carrière et une présence quasi ininterrompue dans l’octogone.
Le message de Dana White, lui, est on ne peut plus limpide : à l’UFC, rester actif peut rapporter tout autant qu’un règne au sommet d’une catégorie. Comme Holland l’a lui-même souligné avec humour, gagner des millions et savoir les conserver sont deux choses bien différentes.







