Le loup est blessé, mais « Borz » est de nouveau affamé. Près d’un mois après avoir subi le plus grand séisme de sa carrière professionnelle, Khamzat Chimaev sort les crocs et relance les hostilités envers le nouvel homme fort de la division des poids moyens.
Mai 2026, dans l’arène bouillante du New Jersey, l’UFC 328 a été le théâtre d’une des plus grandes stupeurs de l’histoire récente de l’organisation. Alors qu’il se présentait avec un palmarès immaculé et le statut de champion incontesté des poids moyens, Khamzat Chimaev est tombé de son trône face à Sean Strickland.
Si le premier round a laissé entrevoir la domination habituelle de « Borz », la machine s’est grippée dès la deuxième reprise. Apparu étrangement à bout de souffle, le Tchétchène s’est heurté à un mur. Au cours de cinq rounds d’une rare intensité, l’Américain a dicté sa loi en imposant un volume de boxe asphyxiant et une défense de lutte littéralement exceptionnelle. Le verdict des juges est tombé comme un couperet : victoire par décision partagée pour Strickland.
Pour la toute première fois de sa carrière, l’athlète le plus terrifiant du roster a mordu la poussière. Une pilule qui, visiblement, refuse toujours de passer.
Le pressing de « Borz » : Une menace glaçante sur les réseaux
Loin d’accepter ce premier revers ou de se murcir dans le silence, Chimaev compte bien récupérer sa ceinture dans les plus brefs délais. Il a relancé la machine promotionnelle en ciblant directement celui qui lui a arraché son or.
Dans un message offensif publié sur X (anciennement Twitter) ce 29 juin 2026, Chimaev a mis la pression sur le nouveau champion :
« Accepte le combat, ne fuis pas, je te battrai de toute façon. Plus vite ça arrivera, plus vite tu pourras respirer. »
Cette déclaration sonne comme un véritable avertissement. Chimaev joue la carte de l’intimidation psychologique, insinuant que Strickland vit désormais avec la peur constante de ce match retour.
Une aubaine en or pour l’UFC, un cauchemar pour Imavov
Sur le plan purement business, l’organisation de Dana White se frotte les mains. Le premier affrontement a généré des chiffres colossaux, et l’arc narratif de « la revanche du monstre déchu » est l’un des plus vendeurs dans les sports de combat. L’UFC a tout intérêt à booker ce combat retour pour la fin d’année 2026.
Cependant, cette perspective fait d’énormes dommages collatéraux, et la principale victime de cet embouteillage au sommet n’est autre que Nassourdine Imavov.
Le Franco-Daghestanais, qui a enchaîné des performances exceptionnelles (dont son K.O. magistral sur Israel Adesanya), semblait être l’héritier légitime du prochain « Title Shot ». Si l’UFC cède aux sirènes financières de la revanche immédiate Chimaev vs Strickland, « The Sniper » pourrait bien se retrouver contraint de disputer un autre combat éliminatoire, bloquant temporairement son ascension vers la ceinture mondiale.







