L’ancien champion incontesté de l’UFC dans deux catégories de poids, Jon Jones, a posé son regard clinique sur le récent affrontement entre Alex Pereira et Ciryl Gane. Selon la légende américaine, l’erreur fatale du Brésilien s’est jouée bien avant son entrée dans l’octogone, plus précisément sur la balance, entraînant un blocage psychologique désastreux.
Le piège de la prise de masse
Pour « Bones », le diagnostic est clair : Alex Pereira s’est présenté face à Ciryl Gane avec un excès de masse corporelle. Ces kilos superflus n’ont pas seulement ralenti « Poatan », ils l’ont privé de l’assurance nécessaire pour imposer son jeu dans la catégorie reine.
Jon Jones: "Alex Pereira came in too big for Gane fight."
Jones says the extra size may have taken away the speed and confidence that make Pereira dangerous.
“I think he would have been better off fighting around 230, 235, keeping that speed. I feel like his power would have… pic.twitter.com/jtHef13xFD
— Red Corner MMA (@RedCorner_MMA) July 1, 2026
Lors d’une interview accordée à Red Corner MMA, Jon Jones a détaillé son analyse :
« Je pense qu’il aurait été préférable pour lui de combattre à un poids d’environ 104-107 kg (230-235 livres), afin de conserver sa vitesse. À ce poids-là, je crois que sa puissance de frappe aurait pu s’exprimer efficacement chez les poids lourds. Pendant le combat, il a beaucoup trop attendu, il a hésité, ses actions manquaient cruellement de conviction. Il doutait manifestement de ce qu’il faisait, il suranalysait tout. Et c’est l’une des pires choses que l’on puisse faire pendant un affrontement. »
Le « cauchemar » du blocage mental
Au-delà de l’aspect purement physique, Jon Jones pointe du doigt l’incapacité de Pereira à lâcher ses coups. Un phénomène bien connu des combattants, où le corps refuse d’exécuter ce que le cerveau commande, exacerbé par le style très particulier du Français.
« C’est un véritable cauchemar : tu te trouves face à ton adversaire, tu sais comment bouger, quel coup lancer, quand tenter de passer dans les jambes, mais tu ne le fais tout simplement pas. Tu te contentes de regarder au lieu d’agir. C’est le genre de chose qui m’est souvent arrivé à l’entraînement, et je pense que c’est exactement ce qu’a vécu Alex : il n’a jamais réussi à entrer dans son combat. »
Jones a également tenu à souligner la performance majuscule de Ciryl Gane, dont la stratégie a parfaitement exploité les failles du Brésilien :
« Ciryl a combattu en fausse patte (gaucher), ce qui a également beaucoup perturbé Alex. De plus, il était rapide, puissant, imprévisible, et a provoqué la tempête parfaite pour Pereira. »
Une analyse pointue qui démontre que chez les poids lourds, la course aux kilos n’est pas toujours la clé du succès, surtout face à un technicien du calibre de « Bon Gamin ».







