Après plus de deux ans absence, Guillaume DeLorenzi sera de retour dans la cage ce week-end à l’occasion du Bellator 79 qui se déroulera en direct du Casino Rama de Rama en Ontario.
DeLorenzi sera opposé à John Carson sur la carte préliminaire de l’évènement.
Bien qu’il soit a finaliser son camp d’entrainement, ‘Il Toro’ a eu l’amabilité de répondre à quelques-unes de nos questions.
Entrevue par Alain Fournier.
Vous ferez vos débuts pour la promotion Bellator le 2 novembre prochain à CasinoRama en Ontario. Ce combat avec Bellator représente quoi pour vous, surtout qu’il est présenté au Canada?
Il y a plusieurs choses à tenir compte. Premièrement, je suis très content de pouvoir faire mes débuts avec cette promotion ici au Canada. Ce n’est pas trop loin de la maison. Donc, c’est plus facile de trouver une équipe de coin et du personnel pour la réhydratation, après la pesée. Lorsque nous voyageons dans d’autres pays, c’est plus difficile de trouver tout cet encadrement. C’est un gros avantage de rester au Canada.
Aussi, je fais partie d’une grosse organisation reconnue. J’ai la chance d’avoir été retenu, comme Canadien, pour faire partie de Bellator, je suis très fier et honoré.
Votre adversaire sera John Carson (10-5). La plupart de ses victoires furent par soumissions, mais également ses défaites. Votre spécialité se situe surtout au niveau du striking. Avez-vous pratiqué plus votre combat au sol en vue de cet affrontement?
C’est certain que je continue toujours à m’entrainer au sol. Par contre, ce n’était pas prévu que j’affronte un combattant spécialiste en soumission. Oui, il a plusieurs victoires par soumission, mais également plusieurs défaites. La difficulté que j’aurai face à cet adversaire est qu’il sera le premier gaucher que j’affronterai.
Cependant, j’ai travaillé beaucoup sur cet aspect en particulier. Pour ce qui est du sol, ce n’est jamais à négliger. On doit toujours prendre en considération que notre adversaire sera bon dans toutes les facettes du sport. Il est certain qu’une fiche, ça parle. Elle nous permet de connaitre les forces et faiblesses de chacun. En plus, avec internet aujourd’hui, il est plus facile d’avoir de l’information pour bien se préparer en vue de notre combat. Je pense avoir bien fait mes devoirs et je sais que mon équipe en a fait autant.
On a mentionné que la plupart de ses défaites se sont terminées par soumission (4), par étranglement pour être plus précis. Est-ce une lacune à exploiter?
(Rires) Je vais y aller avec ce qui sera offert. C’est certain que je suis plus du style cogneur. Si une occasion se présente à moi pour une soumission, est-ce que je vais continuer de cogner ou essayer? Je le saurai sur le moment de l’action. Est-ce que je tenterai un étranglement arrière si cela se présente? Peut-être. Ce serait bon même ma fiche d’aller chercher des soumissions. J’imagine que cela ferait de moi, sur papier, un combattant plus complet.
Votre dernier combat remonte à juin 2010 avec la promotion Ringside. On parle souvent du ‘Ring Rust’ lorsqu’il y a un grand écart de temps entre deux combats. Est-ce une crainte, surtout dans la première minute du combat?
Pas vraiment. C’est quelque chose que nous avons déjà discuté dès les premiers jours du camp d’entrainement. Est-ce un stress supplémentaire? Je ne pense pas. Toute cette rouille se dégraisse durant le camp d’entrainement et mes entraineurs m’ont donné le feu vert.
À une semaine du combat, où se situe votre niveau de compétition? Vous sentez-vous à 100% prêt ou reste-t-il encore du travail avant d’atteindre le niveau de forme souhaité?
Il y a toujours des ajustements. Surtout personnels. Comme on l’a mentionné tantôt, un niveau mental. Pour le reste, on croirait que j’ai pu en perdre beaucoup en deux ans, que je suis en retard sur les autres. En fait, je ne pense pas avoir pris vraiment de retard, même que, je pense, avoir bien récupéré. J’ai suivi la vague et c’est ce qui me rassure. C’est certain que mon niveau de compétition était une crainte avant d’entreprendre mon camp d’entrainement, mais aujourd’hui, j’ai pleinement confiance en mes moyens.
Vous pouvez suivre Guillaume DeLorenzi sur Twitter @IlToroMMA
Pour ceux qui ne connaissent pas Guillaume, voici un aperçu de ce qu’il peut faire dans la cage:

